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Je suis en train de construire une plateforme web complète.

Espace client personnalisé. Une console d’administration complète. La gestion des sessions, des KPIs, de la facturation et de la messagerie. Connectée à Supabase, Notion, Make, TidyCal, Resend, SumUp et GoCardless.

Je n’ai pas écrit une seule ligne de code.

Vibe Coding


Ce que c’est, le vibe-coding

Le vibe-coding, c’est un mot qui circule depuis quelques mois dans les sphères tech. L’idée : tu décris ce que tu veux construire — en langage humain, pas en langage machine — et une IA génère le code à ta place.

Pas de syntaxe à apprendre. Pas de framework à maîtriser. Pas de Stack Overflow à 23h.

Tu pilotes par la description. L’IA exécute.

Sur le papier, ça ressemble à un raccourci pour développeurs paresseux. Dans la pratique, c’est autre chose.


Ce que j’ai construit — et comment

J’avais besoin d’un outil pour piloter mes programmes d’accompagnement TPE/PME. Pas un outil générique. Un outil qui correspond exactement à ma façon de travailler : suivi des participants, jalons, livrables, sessions, paiements, communications.

Rien sur le marché ne cochait toutes les cases sans me faire avaler trois abonnements et deux mois de paramétrage.

Alors j’ai décrit ce que je voulais. Précisément. Méthodiquement. Comme je le fais avec mes clients quand on cartographie leur organisation avant de toucher au moindre outil.

J’ai rédigé un PRD — un document de spécifications fonctionnelles. Ce que l’outil doit faire, pour qui, dans quel ordre, avec quelles contraintes. Les écrans. Les flux. Les connexions entre modules.

Puis j’ai travaillé avec Claude — directement dans le chat, sans environnement de développement spécialisé. Chaque bloc fonctionnel décrit, chaque incrément de code généré, téléchargé en ZIP, déposé dans mon dossier local, testé avec npm run dev.

Itération par itération. Screenshot par screenshot.

Il me reste quelques points techniques à raccorder avant la mise en production. Mais la structure tient. Les modules communiquent. Les intégrations répondent.


Ce que ça m’a appris sur le vrai travail

Voilà ce que j’aurais pu croire avant de me lancer : que le vibe-coding, c’est facile parce que tu n’écris pas de code.

C’est faux.

Ce qui est difficile — et ce qui fait la différence entre un résultat qui tient et un prototype bancal — c’est la qualité de la description.

Si tu décris mal ce que tu veux, l’IA te livre exactement ce que tu as demandé. Pas ce dont tu avais besoin.

C’est le même problème qu’avec Notion, Make, ou n’importe quel outil. L’outil ne compense pas le flou. Il l’amplifie.

Ce que j’ai mobilisé pendant ce chantier, ce ne sont pas des compétences techniques. Ce sont 25 ans de structuration de systèmes d’information : savoir décomposer un besoin, anticiper les frictions entre modules, poser les bonnes questions avant de construire quoi que ce soit.

Le vibe-coding ne remplace pas la réflexion amont. Il la récompense.


Pourquoi je te raconte ça

Pas pour te vendre du rêve. Pas pour te dire que tu peux construire n’importe quoi en deux clics.

Mais parce que la frontière entre « je ne sais pas coder » et « je ne peux pas construire mes outils » est en train de se déplacer.

Si tu sais décrire ton organisation, tes flux, tes besoins — avec précision et méthode — tu peux aller beaucoup plus loin que tu ne le crois.

C’est exactement ce que j’accompagne chez mes clients depuis des années. Maintenant, je le vis de l’intérieur.

Je publierai un article de retour d’expérience complet une fois la plateforme en production — avec les vrais chiffres, les vrais blocages, et ce que je referais différemment.

En attendant : si tu veux comprendre comment structurer un besoin avant de le confier à un outil — IA ou pas — c’est exactement ce dont on peut parler.

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